Les cris gros sciés
A base d’obésité, ça fait hésiter,
Comparé à cette pauvre peau sur mes os,
Y a pas de mezzo mezzo, mais au contraire,
On dit que les opposés s’attirent, pour les satyres,
Parce que les graisses saturées ça serait à tuer,
Comme un mot faux, un corps gros à raturer,
En même temps la diversité fait la nature,
Une toile blanche s’embellit avec la peinture,
C’est pas dure à comprendre, juste bon à prendre,
Autant qu’un jambon à pendre, il faut l’apprendre,
Toute notre vie on arpente, tout dépend de la charpente,
C’est plus difficile pour un char de monter la pente,
Donc on choisit, voyager léger ou marche lente,
Quoi qu’il arrive, après un temps les bagages grossissent,
Sueur au front, visage rouge, ho hisse,
Alors parfois on balance tout le long de la route,
Et on se lance comme un fou, à la main la biroute,
Si ça fait du bien au début, ensuite ça rebute,
Car il est plus simple de tenir debout avec un but,
Sinon autant rester allongé sur l’eau,
A barboter librement avec le flot,
De toute façon tout est flou,
La leçon on s’en fout,
Certains sont riches en jouant au foot,
Payé par des moutons en groupe,
La culture pleine de mazoute,
Les avions planent et en rajoutent,
L’opinion ne plaint plus au mois d’août,
La rébellion est knock-out,
Les beaux lions dégoutent,
L’espoir tombe au goutte à goutte.