Un pneu de peau et scie
Gloire à l’être humain et à son immense sagesse,
Voilà pour le mensonge, maintenant place à la paresse,
Paré de mon pyjama, j’attends que la pluie cesse,
Heureusement c’est pas l’Ecosse, ni la Grèce,
Le cul posé, j’engraisse, occupé à ne rien faire,
La belle affaire, au four un poulet label la ferme,
Dans la solitude je la ferme, mais j’écris,
De la joie, des larmes, des soupirs, des rires et des cris,
Très ou trop, peu critique, je laisse ça à ceux qui ont de l’espoir,
Et tourne en rond autour de ma laisse, bonne poire,
Encore deux pommes et une banane pour ma compote,
Je les trouverais au coin de la rue, là où personne ne complote,
Mais plutôt pelote, se pelle, se plaint de tout et de rien,
Le style aryen passe moyen dans l’univers massilien,
Mais on ne peut pas changer ses gènes,
Qu’ils te plaisent ou te gênent,
Qu’importe après le soleil, des fois il neige,
Ni blanc, ni noir, pour moi tout est beige,
Comme une blague belge qui manque de panache,
Ne cherche pas la confrontation et regarde ma ganache,
Jamais gagnant, si ce n’est dans la défaite,
Pas étonnant que je me cache au moment des fêtes,
C’est un fait, une évidence, rien à prouver,
Pris dans une avalanche, on ne risque pas de me trouver,
La question est : Qui se lancera à la recherche ?
La réponse est : Personne, on a plus de perche,
Alors salutations profondes du fond de la dèche,
Inutile de venir ici, c’est mon terrain, là où je crèche.