jeudi 15 avril 2010

Pi gratte

On le retrouve de partout dans la nature jusqu’au zinc,
Le nombre d’or et son collègue trois quatorze et des poussières,
Et pourtant ce que je préfère va de douze à quatorze cinq,
Je me moque des degrés, ce ne sont pas eux qui me poussent d’hier,
L’important c’est le goût, du début jusqu’au bout,
Une piquette est sans atout, tel un matou sans son titi,
Même si après deux bouteilles la joie nait dans le flou,
On s’en fout, la jouissance réelle est quand les papilles te titillent,
Et voilà que la croix des gardes m’égare dans une bagarre mentale,
Ça décante mais ne déchante pas, hymne aux côtes du Rhône,
Où rodent les chevaliers sur leur licorne chassant les vandales,
Durant les belles vendanges où Dionysos reprend son trône,
Et moi patiente pour le bon rôle, le buveur qui devient drôle,
Où du moins le croit, car au réveil me retrouve aux abois,
Mais pourquoi je bois, me dis-je, avant de repartir dans le picrate en crawl,
Vers l’insanité qui me frôle et s’évapore dans une gueule de bois,
Car ni péon ni roi, vapeur sans foi qui a peur pour son foie,
Je suis le dieu de mon univers à l’envers et sans vergogne,
Qui avance en zigzag et se cogne un peu trop de fois,
Dans ce raffut mondain, j’offre ma pogne aux cigognes.

Allez mon gars, au prochain fût,
Tout le monde baisse son futal,
C’est plus d’effet avec la dalle,
C’est un fait, t’y piges que dalle, magne,
Une ruse qui réussie comme la Vodka en Russie,
Que tu l’eus su m’eut scier,
‘tit con d’étudiant, futur huissier,
Mais si, mais si, personne s’assit,
On est pas en cour d’assises,
Ici on incise à vif dans le sujet,
Et si ça rate on jette,
Comme dans la jet set,
Et en cadeau ta gueule au sept sur sept,
C’est pas super ‘tit père ?
Et si tu t’y perds,
Ben reprends un verre,
Jusqu’à ce tout s’éclaire,
Est-ce clair ?
D’équerre !

14/04/10