jeudi 22 avril 2010

Mon peu t’y borde elle

On mélange et on met l’ange en carafe,
Ensuite on secoue et ce coup là on se brise le cou,
On ne sait plus très bien où en sont les choses,
A côté de ses chaussettes, gros coup de pompe,
Et oui ça fait mal un fusil à pompe rempli de honte,
Comme un saut depuis le pont d’Avignon,
Pas vraiment d’avis après tant de gnons,
Plus d’avant bras, juste un moignon,
Moi personnellement, je n’ai pas d’opinion,
Un gars m’a volé mon Opinel sans que j’opine, hell,
Ni méchant ni mort et pourtant en enfer,
Un vieil enfant qui regarde l’homme de fer,
Un bandit dans un western sans chemin de fer,
A l’ouest, le regard terne, un désert dans une citerne,
Faudrait éclairer ma lanterne car bien trop lent,
Trolley ou tramway, mais qu’est ce qui se trame, ouais,
On en sait rien, plaisant comme un lancer de nain,
C’est vraiment n’importe quoi, on s’en va ne emportant quoi ?
Encore une fois, pas grand chose, voir que dalle,
Les pieds nus sur les dalles glaciales, attendant que sonne le glas,
Mais vas-y mon gars, on s’en tape le gland,
Assez grand mais toujours vide,
Gentil toutou pas avide d’espoir,
Bonne poire, les gens piquent tout, tout,
Les gencives sauce pistou,
On pisse jaune et se hisse haut,
Mais pas assez haut au-dessus du mirador,
Un minable rat qui dort, dine, mord,
Dans un morceau de viande au Viandox,
Ma doctrine serait de sauver son os,
Jusqu’à la moelle, moelleuse, heureuse,
Mais c’est déjà l’heure creuse,
Alors on s’écrase et rase les murs,
Vide le Saumur pour un dernier saut,
Sûr, surement, on s’en fou si je mens,
Je casse la sureté du ciment, mais si,
Mais si, avec ça on risque pas de refaire Paris,
Et c’est sans doute ça qui n’a pas de prix, je paris,
Mais promis, au prochain pas je ris,
Au prochain kilomètre, tu me verras m’y mettre,
Et quand je suis lancé, rien ne m’arrête,
Si ce n’est une arête de poisson empoisonnée,
Libre mais encore emprisonné,
J’attends, pour agir, qu’on m’est sonné,
Avant de retourner dans la maisonnée,
Dans la zone déraisonnée.

21/04/10