Font qui ?
Ah là, c’est bon, ça sent le funk,
Des culs qui se trémoussent, fais péter la skunk,
Une grosse ligne de basse, on s’enlace et ne s’en lasse pas,
Le son monte, on s’écarte pour étoffer les pas,
Passe-passe, petits sauts, voilà la trompette,
On accélère les verres, sur ce rythme jamais pompette,
J’en boirais à perpette mais à 2H c’est la fin,
Alors profitons de ce moment sain, enfin,
Il faut suivre quand débarquent les cuivres,
La sueur suave glisse sur les cous ivres,
Totalement envahit par la musique,
C’est l’instinct tribal qui dirige, lui seul, unique,
Et la foule à l’unisson tape des mains,
Nous ne sommes qu’un mais plusieurs demain,
Donc danse, danse, inspire, expire, laisse toi aspirer,
Le samedi n’existera jamais car tous sous aspirine,
Et on s’en fou de savoir à quoi ça rime,
La seule chose important c’est le rythme,
La batterie remplace les cœurs,
Le DJ et ses platines, notre docteur,
Le rhum en perfusion à profusion,
Les percussions empêchent la confusion,
Comme quoi les humains ont cela en commun,
Pas besoin de mots ni de réfléchir pour n’être qu’un,
C’est sans doute pour ça que le monde va mal,
Les dirigeants sont tous sourds et réfutent leur côté animal,
Comme un cannibale qui ne se nourrirait que d’herbe,
Une insulte polie qui a peur des verbes acerbes.