samedi 13 mars 2010

Pi Peau et Pi Passe

C’est sur un air de pipeau que je perdis la mémoire,
Je ne me rappelle plus ce qu’il se passa hier soir,
Si ce n’est cet air de pipeau qui me berçait,
Me perçait les tympans jusqu’au cerveau,
Mélodie en cerceaux qui serre vos os,
Vos valeurs, va leurs prendre leur malheur,
Une bonne odeur sans le moindre labeur,
Je n’ai plus peur, car je ne saurais de quoi,
Un innocent inconscient de lâcher son sang,
Sans se fâcher un seul instant, je ne sens,
Plus rien, anesthésié de l’esprit,
Je ne souhaite pas qu’on me rende ce qu’on me pris,
Juste un air de pipeau au coin d’une rue,
Qui me transforme en poisson cru,
Non, je n’ai pas la berlue, je l’ai aussi perdu,
Ce ne fût pas dur puisque je ne m’en souviens plus,
Comme sous le soleil, on oublie qu’il a plu,
Sur un air de pipeau, enfin c’est le repos,
Cette musique sera mon repas,
Pour l’éternité, car sans souvenir, les regrets,
N’existent pas, la paix avance à son gré,
Au milieu de ces gens gris,
Qui ne connaissent cette sangria,
Immunisés à l’allégresse, ils s’engraissent,
Que c’est beau un gros,
Dansant sur un air de pipeau,
Un peu plus tôt, un peu plus tard,
Accompagné d’une cithare et de cigares,
On s’égare si on prête gare,
Aux regards hagards,
Ceux qui comptent sont les fêtards,
Pour qui il ne se fait jamais lard,
De l’art ou des dollars,
Trop dole,
Ah…
Revoilà mon air de pipeau,
Venu pour sauver ma peau.

12/03/10