samedi 27 mars 2010

Lis Versant Va

La fin de l’hiver, la fin de mon verre, la fin de ce vers,
Et le début de tout le reste.

Qu’il est bon d’aérer les avant-bras,
De sentir les rayons de soleil percuter ma peau blême,
Les petits jaunes se préparer en terrasse,
Les piliers à terre se mettre leur race,
Les minots se déguiser pour carnaval,
La mine haute, je me grise et avale,
Pendant les sept prochains mois de rêve,
Si la grisaille se repointe, c’est la grève,
Le ciel bleu n’a plus droit à une trêve,
Les belles saisons sont toujours trop brèves.

La photosynthèse peut reprendre sa route,
Mais que mes os repoussent, là j’ai un doute,
Et on s’en fout, ce n’est pas le plus important,
Au revoir les pompes, tant pis je suis bien portant,
Et pourtant, je me rétame, entamé à l’éthanol,
Entouré d’un tas d’états qui somnolent,
Les bourses gonflent mais sonnent molles,
A présent je trace mon chemin à coups d’épaules,
Du Sud au Nord, j’explose les pôles.

Avec ou sans sourire diplômé,
Un mec sur cent est saoul et se dit paumé,
Les autres sont sobres et ne le voient donc pas,
Mais au-dessus de leur tête, un sabre les suit à chaque pas.

26/03/10