mardi 9 mars 2010

Dis vague à l'âme

Tant de regards croisés,
Curieux de la ville déboisée,
Ils observent mes pas,
Le prochain, je ne le mets pas,
Alors, ils s’arrêtent aussi,
Mais ne sentent pas le poids des soucis,
Ils souhaitent simplement être adouci,
Et je leur offre un sourire en sursis ;

Sois sûr que si tu me croises,
Tu ne verras pas ces tristes phrases,
Car je ne sors jamais sans mon masque,
Inséparables comme une pute et son mac,
Et ainsi la société se porte mieux,
Du moins dans ces publics et non pudiques lieux,
A cause de la vérité de chacun,
Attendant patiemment chez soi, l’air taquin,
Et nous poignardant au passage de la porte,
On garde donc ce couteau jusqu’à ce que l’on sorte ;

Trop sotte et trop forte,
Aujourd’hui plus personne ne la porte,
Mais plutôt la traîne,
Comme le père Noël devant ses rênes,
On ne sait plus bien à quoi ça rime,
On rame, grattage pubien et on trime,
Métro, tramway et autres transports mortels,
Qu’importe l’habitat, on vit tous dans des motels,
Le pantalon aux genoux, le monde interdit les bretelles,
Pour démasquer celui qui a des jambes plus grosses que des bretzels,
Et c’est surement pas moi, J’ai maigri à cause d’elles,
Et au cas où je m’évade, elles m’ont coupé les ailes.

08/03/10