Chant, je mens
Ma haine se comporte comme une bite d’acteur porno,
Chaque jour plus dure pendant plus longtemps, pas de quoi être content,
Hier ils m’ont coupé le frein, je peux haïr dans toutes directions,
Envoyez les trous du cul que je me serve de cette érection,
Faites tourner les caméras, il va y avoir de gros dégâts,
Comme une partouze avec une femme et cinquante gars.
Ma bonne humeur explose telle l’énergie d’une canette de RedBull,
Adieu la colère, castré de ma rage, plus de sexe raide ni de boules,
Pour une fois je me sens humain, avec mon cerveau et mes deux mains,
Profitez-en, nouveau dans ce domaine, ça ne durera peut-être pas jusqu’à demain,
Sans doute pas d’ailleurs, car mes émotions font du yoyo,
Et quand elles sont en bas, ça fait fuck Sarko, sale fayot, Yo !
Alors c’est ça la joie ? Ça pique les zygomatiques,
Le rire débarque à l’improviste en automatique,
Surtout ne pas se demander le pourquoi du comment,
Je risque de tout gâcher et de ruiner ce bon moment,
On est plus heureux moins intelligent et plus spontané,
Si je recroise la négation, il faut couper les ponts et lui mettre une tannée.
C’est de plus en plus surprenant au fil des vers,
Je reste jouasse comme après avoir bu plusieurs verres,
Je ne crains même pas le revers, logiquement pas de gueule de bois,
Se sentir bien à jeun, c’est rare et c’est même la seule fois,
Comme quoi on peut apprécier sans se massacrer le foie,
Du coup, l’avenir semble possible, pas sacré mais j’ai la foi.