mercredi 3 mars 2010

C'est rieur supérieur

Ce qui importe, c’est la dérision, disons,
Le trop sérieux mène à la désillusion,
Alors on prend du recul, s’éloigne du centre,
Puis on trouve une porte vers ailleurs et on entre,
Il devient alors difficile de prendre prise,
Dans un univers de fumée abstraite de matière grise,
Et seule la réaction étonnée des amis,
Rappelle le goût des émotions comme celle du salami,
Lors de ce bref passage dans ce monde feu réel,
Qui mourut pour une raison, c’est elle,
Infusion stellaire, vision de plein air,
Et l’erreur de se croire libre en planeur,
Plus de vent et c’est le plat dans l’océan,
Les pieds dans le plat au repos sur son séant,
Est-ce indécent ? Un incendie qui monte et descend,
Sans un décès, c’est l’excès qui tua l’adolescent,
Incandescent, un con pour cent,
Un camp de poussins, puis un con de poux sains,
C’est pousser un peu loin, plus de panneaux,
Ni de caniveaux, nids de cannes et veaux,
Ce que ça vaut, de la voracité,
Les carnivores cités souffrent de cécité,
Impossibles à situer, l’impôt cible à tuer,
Un destin écrit mais raturé,
En pâtures pour les rats,
En parjures devant l’Etat,
En léthargie,
Personne n’agit,
Le père dans le sona gît.

02/03/10