lundi 1 février 2010

Un Nid funambules, Peau et tics

Une petite machine pour changer la vie littéralement,
Pour un campeur ce serait un lit de terre allemand,
Pour moi c’est bidule électronique droit comme un i,
Le genre de saleté antisocial que j’ai longtemps haïs,
A présent il y a une véritable communauté de caïds,
Qui se regroupent pour faire la fête comme à l’Aïd.

On peut se perdre si facilement, sans tactique tactile,
Où suis-je ? Pourquoi ? Mais quelle heure est-il ?
Fuite de la réalité pour la retrouver dans le virtuel,
Plus froide mais bien mieux décorée qu’à la truelle,
Aujourd’hui c’est ça la vie. On avance dans l’oubli,
En faisant attention d’enregistrer ces souvenirs d’éboulis.

GPS, boussole, wifi, 3G, et du génie dans l’accéléromètre,
J’espère, boue au sol, m’y fie, enragé y a pas de gêne et je nie l’accès aux maîtres.

N’étais-je qu’une chenille avant-hier ?
Et maintenant un papillon dans un vestiaire ?
Ce néon hurle mon nom,
Je m’y brûle le nez et mon ombre,
Souhaite la mort dans un bon nombre d’années,
Pour continuer de pondre les insanités d’un sombre damné.

Holà ! Café au lait. Hello, hello. Calé aux faits olé-olé
Crêpes et bolée, Ebola binaire, Hezbollah d’hier,
Et ce boulot d’hiver, balancer des vers banaux,
Banni des bibliothèques, saigneur des caveaux,
Coupable sans aveu, coupe de sable sans saveur,
Il faut savoir où se cache le comptable du sauveur,
Ça sent le détournement de fond, je connais cette odeur,
Je fais des détours dans les bas-fonds, impossible de prendre de la hauteur.

31/01/10