jeudi 4 février 2010

Ma Kiné Maquillée M’a Quillé

Ses mains douces et glaciales me malaxaient tendrement l’avant bras,
Ses yeux verts et profonds allaient de ce dernier aux miens avec grâce,
Puis sa voix mélodieuse me caressa les tympans et je voulus l’embras
ser longuement, mais je ne pus que lui rétorquer une blague trop grasse ;

Quelle crasse, je croise l’amour et le chasse sans classe, ce fût la claque,
Attaque cardiaque, mon cœur se glaça devant ses lèvres sous gloss,
Glauque, ma gamberge gangrénait et ma connerie me donnait des cloques,
Et pourtant la gallinette gloussa, je rattrapai le coup avec finesse tout en glisse ;

Et mon coude coulissait, balancier, métronome musculaire, de l’air,
Rêveur, je continuais de la scruter et de goûter le sucre de ses paroles,
Souhaitant trouver son stigmate pour lui amener mon anthère,
Mais je me suis trompé de rôle, elle était ma docteur et ce n’était pas drôle ;

Et c’est ainsi que continuèrent nos rencontres corporelles et ambiguës,
Avant qu’elle ne me touche j’aurais voulu me recouvrir de super glue,
Couple glamour collé, ensembles pour toujours pour s’aimer et rigoler,
Jusqu’à dégringoler lorsque nous dûmes nous séparer car mon poignet fût réparé ;

Je n’avais rien préparé, rien prévu, égaré, je partis les bras ballants,
Je vis qu’elle attendait un geste quand je me retournai en m’en allant,
Mais je ne fis rien. Qu’est-ce qui rend libre d’après le dicton allemand ?
Je n’en sais rien, mais depuis que j’ai retrouvé la santé je souffre salement.

03/02/10