mercredi 17 février 2010

L’Art Hue

On m’a demandé d’écrire un texte sur la rue,
Mon fauteuil s’est envolé et le béton est apparu,
Ici les chats se ruent avant les bœufs,
Je monte quelques marches et vois la mer, bleue,
Pris la main dans le sac, je ne peux pas nier,
Aujourd’hui je tiens le mic dans le panier,
Le texte est niais, et pourtant on y est,
Dans la rue, dans la rue,
On vit sous le soleil, mais veut décrocher la lune,
On se saoule à merveille et Marseille devient l’hallu,
Cination,
Une troisième mi-temps des six nations,
Destination finale,
On se méfie, se fie mal,
Car la gentillesse, souvent fait mal,
Alors les visages se ferment, àl,
Mauvais signal, pour le social.

On m’a demandé, de parler de la société,
J’avais rien à raconter, alors je me suis tu,
Ensuite on m’a demandé de parler de la rue,
De ses mûrs, de son foutoir, de son futur,
Mais c’est trop dur, car ici rien n’est sûr, ça c’est sûr,
Des mûrs au foutoir et des morts sans futur,
C’est pas dur, une seule chose est sûr, ce qui est sûr c’est que,
Rien n’est sûr.

16/02/10