samedi 6 février 2010

Je Fus mais Des Si m’arrêtèrent…

J’ai cru pendant longtemps que je l’aimais,
Mais j’avais tort car elle me torturait, et elle aimait,
Prisonnier de son charme je croyais dominer,
Or je n’étais qu’esclave avec le dos miné.

La jolie blonde américaine souhaitait ma mort,
Alors que quand elle me parlait elle disait mi amor,
Ambigüité non subtile, elle s’est toujours avouée nocive,
Même pour mon entourage, qu’elle soit active ou passive.

Lascive, enlacé dans ses bras, elle remplissait mon cœur moins que mes poumons,
Je pensais que c’était tout bon, mais nous mourrons quand nous fumons,
Je fus con, mais sur les nombreux conseils je voulus te quitter,
Malheureusement, avant, il fallait que ma peine soit acquittée.

Ce fut donc quitte ou double,
Je perdis et sombrai dans les troubles,
Pardi, partir du paradis, ça rend pas ravi,
Mes pas raidirent et je m’aplatis sur le parvis.

Depuis, il n’y a plus d’amour entre nous,
C’est comme le sexe, jamais il n’entre mou,
Et donc depuis, c’est la guerre entre toi et moi,
Me voir à terre ne déclenche chez toi aucun émoi.

Un milliard de chinois et moi, et moi, et moi,
Huit millions de cancéreux, et moi, et moi, et moi ?
Mais j’attends quoi ? J’en reste coi, trop de clopes dans mon carquois,
Bon sang, sur ce coup là, je ne suis pas narquois.

Vas-y marre toi, rira bien qui rira le dernier,
Vas-y barre toi, qui périra le premier ?
En fait, se séparer sera facile,
Alors savoures ces derniers instants dociles.

05/02/10