D'où l'heure
Tes jours sont comptés, grosse emmerdeuse,
Tu ne me feras plus souffrir pour longtemps,
C'est fini, tu m'as gavé, saoulé, j'ai eu ma dose,
A présent arrivent les jours heureux et le bon temps ;
Les muscles, les nerfs et les sensations reprennent vie,
Mon autonomie, tombée dans le ravin de l'oubli, revient ravie,
Ce n'est plus un rêve, mes activités rejoignent la réalité,
Bientôt je sais que j'aurais droit à un bras droit de qualité ;
Peut-être ou plutôt surement, ce ne sera jamais comme avant,
Même en regardant très loin devant, ma santé comme le vent,
Etait là, a soufflé, c'est essoufflée, puis a quitté mon continent,
Mais ça ne saurait continuer infiniment comme la pisse d'un incontinent ;
Tu me dis non, tu me démanges, tu es un démon, j'attendais un ange,
Tu n'es que douleurs, aucun douceur à toutes heures, j'attendais un nuage,
Dans ma cage, tu m'as fait prendre de l'âge, ces rides ne sont pas que de passage,
Est-ce une punition à l'image de ces moments où je n'étais pas sage ?
Qu'importe, je porterais ton cadavre jusqu'aux portes du bien-être,
Où je l'y jetterai et pourrais alors renaître dans un décor champêtre,
Car si aujourd'hui tu me domines, demain je serais le maître,
Tu n'es que temporaire dans mon corps qui va s'en remettre ;
Tes tours sont domptés, grosse emmerdeuse.