lundi 21 janvier 2008

La Crise

Bienvenue en Enfer, Digital est véner,
Ça se passe sur Terre, commentaires austères,
Car comment se taire, quand les tourments m'altèrent,
Comme une cig sans T, comme un peuple sans Terre,
Comme un hymne sans air et des larmes sincères,
Mon art je m'en sers pour ouvrir des viscères,
Du vice dans mes vers et du pastis dans mon verre,
Si tu veux mon verdict, c'est la vengeance qui le dicte ;


Digital, je vais mal,
L'abdominal, me fait mal,


Abonné à l'abominable, depuis l'adolescence minable,
Je vois plus rien d'admirable, c'est la mort de l'amiral,
Mais je suis pas ton ami je râle, ni ton ennemi je rame,
Je crame, je trime, je rime et surine,
Alors surveille le ciel c'est pas de l'eau c'est de l'urine,
Car ma vessie est mégalo depuis les bédos de la Busserine ;

Refrain :
On croise le fer, et se croit en enfer,
C'est grosse crasse, mes couilles, la crise,
C'est crise de nerfs et chrysanthèmes,
La crise c'est le thème, mais la crise elle t'aime... PAS
Pas d'erreurs, ça frise l'horreur,
C'est l'odeur de la crise, plus de crises de rire,
C'est crise de nerfs et chrysanthèmes,
La crise c'est le thème mais la crise elle t'aime... PAS


Par ici, les paris sont pris,
Le pays est prisonnier d'un parti d'abrutis,
Des brutes, des bêtes, des putes des States,
Sans tête et sans science, tu sens je perds patiente ;

Sensations d'insertion en complète négation,
Ce système de salauds veut nous voir tous à l'eau,
Socialo ou Sarko, politique de nabot,
Ça critique le kebab et veut être nabab,


A bas les bourges, en bas faut que ça bouge,
Bombes et bougies pour que ça fasse BOOM,
Un pète à la bouche, la paix se fera sans Bush,
Scarla, carlouch, prend ton flingue ou ta fourche ;

Foutage de gueule, faut que j'ouvre ma gueule,
Que je gueule ma rage, que je casse ma cage,
Saccage des pages entières d'une colère pas si fière,
Depuis que mes pensées pacifistes sont parties en civière ;

Refrain


Paradis perdu, la liberté devient ardue,
L'Egalité tombe aux rebuts, Fraternité, ce n'est qu'une hallu,
Allume ta télé, et matte ce monde de fêlés,
De la fellation mentale qui n'aime pas les cerveaux zélés ;

Génération troublée, troublante,
La révolution se meurt car trop laide et trop lente,
Assassinée par le progrès, on s'assoie et procrée,
Salope tout sans secret, seul l'égoïsme est sacré ;

Alors vas-y appelle ton fils et raconte lui tes vices,
Raconte lui son avenir, raconte lui le sale délire,
La fin du monde c'est pour lui, car on a tout pourri,
Après deux siècles d'industrie, trop prient encore Jésus Christ ;

Et donc faut que je critique, écoute ma haine artistique,
Qui tisse une toile tragique, de cette société autiste,
Une société sourde, aveugle, avare,
Bavarde, qui bave bêtement devant de la merde en barre.

Refrain


FIN